Connection Information

To perform the requested action, WordPress needs to access your web server. Please enter your FTP credentials to proceed. If you do not remember your credentials, you should contact your web host.

Connection Type

Lieu
Théâtre Gérard Philipe - FROUARD
Avenue de la libération
54390 Frouard

Informations
Durée : 55 min.
Public : tout public

Dans la même catégorie
  • Aucun évènement dans cette catégorie
  • Compagnie Mossoux-Bonté
    Whispers
    vendredi 20 Oct 2017 - Théâtre Gérard Philipe - FROUARD - 20 h 00

    Tôt ou tard, les secrets de famille remontent à la surface, même si c’est de façon obscure.

     

    Whispers, c’est une oeuvre intense et crépusculaire, terriblement belle et terriblement inquiétante en même temps. Sur le plateau, Nicole Mossoux, danseuse mais aussi manipulatrice, et surtout les multiples fantômes qui la visitent. L’obscurité, la musique et les bruitages jouent un rôle central dans la mise en place d’une ambiance indescriptible, à la limite du film d’horreur. Une grande réussite, émotionnellement puissante, visuellement magnifique.

    Whispers, ou “murmures” en anglais. Ici, en guise de murmures, l’espace est certes parfois traversé de chuchotements, mais il peut tout aussi bien être déchiré par des hurlements, ou des sons bestiaux ou dissonnants. Si L’Exorciste avait été porté sur un plateau, pour être incarné par une unique interprète, on s’imagine que cela ressemblerait un peu à cela. C’est un hommage rendu à l’efficacité de Whispers: le spectacle établit efficacement et durablement une inquiétude craintive, une disposition d’esprit chez le spectateur qui le maintient au bord de son fauteuil, les nerfs à fleur de peau, mais avide d’en voir davantage.
    Et pourtant, ce qui se passe sur la scène n’est pas ouvertement spectaculaire. Point de d’hémoglobine, pas vraiment d’effets spéciaux. Mais des gestes désordonnés, qui font penser que Nicole Mossoux est visitée par plusieurs esprits, qui la possèdent. Des apparitions subreptices, tantôt ectoplasmiques, tantôt nettement incarnées: chemises de nuit animées, créatures duveteuses aux mains balladeuses, les apparitions sont énigmatiques, inattendues, et semblent plus soucieuses de s’emparer des attributs féminins de la danseuse que de son âme.
    Le spectacle est étrange et habité, de bout en bout. La menace n’est jamais précise, il n’y a pas d’histoire à suivre, mais la tension dramatique est présente de la première à la dernière seconde. La gestuelle précise de Nicole Mossoux est mise au service d’une recherche sur le corps dans ce qu’il peut créer d’inquiétant: mouvements saccadés, positions désarticulées, postures anormales, tout concourt à entretenir le malaise du spectateur. Nicole Mossoux se métamorphose d’une possession à une autre, d’un tableau à un autre: parfois petite fille, parfois femme-oiseau, parfois pantin désarticulé, elle reste inquiétante même dans les danses les plus sensuelles.
    La mise en scène y contribue efficacement. Le plateau est presque vide, à part une sorte de podium en escalier en fond de scène. Les lumières sont extrêmement ténues et froides, et l’obscurité, selon qu’elle recule plus ou moins, selon qu’elle choisit de dissimuler au regard telle partie du corps ou telle partie du plateau, constitue une entité à part entière dont la présence tangible accompagne tout le spectacle. Les bruitages, inquiétants, tantôt organiques, tantôt minéraux et froids, sont extrêmement réussis. La musique est digne d’un film d’horreur.
    Au final, on retiendra de ce spectacle son ambiance si puissamment étrange, et la performance gestuelle de Nicole Mossoux, dont la précision et la concentration totale rendent crédible – et donc inquiétante – la possession. Peut-être le spectacle s’essoufle-t-il un peu dans la longueur. Peut-être aussi les bruitages sont-ils finalement trop présents, comme pour créer par le son une atmosphère angoissante qui existe pourtant déjà par le geste de la danseuse-manipulatrice; cela pourrait dénoter un manque de confiance dans l’intensité de ce qui se passe sur le plateau, et ce serait à tort.
    Une expérience forte, singulière, inquiétante, une oeuvre aussi esthétique qu’intense, c’est ce à quoi le spectateur de Whispers est convié. Un spectacle qui a toute sa place dans le festival MARTO, mais qui mérite d’être vu par un public beaucoup plus large.

     

    + Lever de rideau

    Protokoll – Physique – Fragment d’Adèle Couetil et Félix Belloni

    Concept, chorégraphie et interprétation Nicole Mossoux I Mise en scène Patrick Bonté, Nicole Mossoux,  Bruitage et objets sonores Mikha Wajnrych I Microphonie et musique live Thomas Turine Costumes Colette Huchard I Maquillage Jean-Pierre Finotto I Scénographie Johan Daenen I Lumière Patrick Bonté I Régie générale David Jans

    Une production de la Cie Mossoux-Bonté, avec le soutien du Théâtre de la Balsamine (Bruxelles) et du Théâtre Le Passage (Fécamp), de la Fédération Wallonie-Bruxelles, service de la danse et de Wallonie-Bruxelles International.

    RÉSERVATION


    Contact Us

    We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

    Not readable? Change text. captcha txt

    Start typing and press Enter to search